Arthur Hayes : La réserve de Bitcoin est une idée terrible
De nombreux détenteurs de Bitcoin espèrent une nouvelle hausse grâce à une éventuelle réserve de Bitcoin (SBR) aux États-Unis.

De nombreux détenteurs de Bitcoin espèrent une nouvelle hausse grâce à une éventuelle réserve de Bitcoin (SBR) aux États‑Unis. Mais Arthur Hayes, cofondateur de BitMEX, n’en envisage pas les conséquences positives. Dans son nouvel essai "Le Génie", il avertit clairement la cryptomonnaison de ce projet.
Politique et influence sur le marché du Bitcoin Selon Hayes, le problème fondamental réside dans la façon dont les gouvernements achètent des actifs. « Ce qui peut être acheté peut aussi être vendu », affirme l’homme milliardaire de la cryptomonnaie avec sang‑ froid. Il souligne que les gouvernements investissent surtout pour des raisons politiques, et non financières. Il n’en irait pas autrement pour le Bitcoin.
Dans un premier temps, le prix du Bitcoin pourrait bénéficier fortement d’une telle réserve. Hayes décrit un scénario où Trump parvient à créer une SBR et où l’État américain achèterait un million de Bitcoins, comme le propose la sénatrice Cynthia Lummis. « Boum ! Le prix explose. »
Risque de liquidations futures Mais que se passe‑t‑il lors d’un changement politique ? Hayes met en garde : si les Démocrates l’emportent en 2028, il pourrait alors exister un million de Bitcoins susceptibles d’être revendus d’un seul geste. Cela créerait de l’incertitude sur le marché, les investisseurs craignant en permanence quand et comment cette immense réserve BTC sera liquidée.
Selon Hayes, cette incertitude freinerait l’enthousiasme pour le Bitcoin et pour le secteur plus largement. La menace d’une vente soudaine par l’État deviendrait un facteur de risque permanent.
L’État comme hodler peu fiable De plus, Hayes doute que l’État américain soit un hodler fiable de Bitcoin. Il voit la réserve de BTC comme une stratégie « set‑it‑and‑forget‑it », où les politiciens se vantent lorsque le prix est élevé, mais se retirent rapidement en cas de chute du marché ou de problèmes économiques.
Sa conclusion stricte ? « Créer une SBR ou une réserve nationale de shitcoins [...] rendrait toute la cryptosphère détenue par l’État un puissant outil politique. »