La Commission européenne lance une nouvelle attaque contre Bitcoin — Que prévoit Bruxelles ?
La Commission européenne met 800 000 euros à disposition pour démontrer les dommages climatiques présumés causés par Bitcoin.

La Commission européenne met 800 000 euros à disposition pour démontrer les dommages climatiques présumés causés par Bitcoin. Le résultat de ce rapport pourrait aussi entraîner des mesures supplémentaires contre Bitcoin.
EU Commission
On pourrait penser que les grandes questions sur la régulation des crypto-actifs en Union européenne sont résolues. Le Règlement relatif aux marchés des crypto-actifs, abrégé MiCA, a été adopté et l’interdiction de Bitcoin qui planait temporairement a été efficacement contournée. Une nouvelle annonce de la Commission européenne indique toutefois que Bitcoin redeviendra l’objectif. Les implications de cela pourraient être énormes. Le résultat du rapport pourrait conduire à davantage de régulation du Bitcoin et du minage de Bitcoin.
Commission européenne : D’où proviennent les intérêts récents ?
Fin septembre, la Commission européenne a publié la proposition suivante : "Élaborer une méthodologie et des normes de durabilité pour atténuer l’impact environnemental des crypto‑actifs". La commission est prête à dépenser 800 000 euros de fonds publics pour la nouvelle méthodologie qu’elle demande afin d’évaluer les dommages environnementaux causés par les crypto-monnaies.
En principe, une recherche scientifique sur l’économie des crypto‑actifs est louable, mais à la lecture suivante, il apparaît que ce n’est pas tant la quête de connaissance qui motive le projet, mais surtout des intérêts politiques. Dans les précisions de l’appel d’offres, on comprend aussi pourquoi. La Commission estime déjà que les crypto-monnaies causent des dommages écologiques et sociaux.
Des fonds publics contre Bitcoin
Dans la première proposition, il est écrit : "Il existe des indices selon lesquels les crypto-actifs pourraient causer des dommages importants au climat et à l’environnement et pourraient générer des externalités économiques et sociales négatives. Cela est indépendant du mécanisme de consensus utilisé pour valider les transactions."
Cette introduction suggère que cette étude n’examine pas diverses crypto-monnaies, mais, au final, seulement Bitcoin. Le camp anti-Bitcoin dans l’UE cherche donc à nouveau à rassembler des preuves présumées afin de prendre ensuite des mesures distinctes contre le proof-of-work, donc contre Bitcoin. L’économie des crypto-actifs contribuerait en effet aux objectifs fixés dans l’Accord de Paris sur le climat, poursuit la lettre.
La position biaisée avant le démarrage de l’étude n’annonce pas de bons signes. Seuls les instituts de recherche qui s’opposent critiquement à Bitcoin devraient probablement obtenir la mission. Il ne s’agit pas d’une étude sur l’impact actuel, mais d’un mandat ayant pour résultat une "évaluation de l’impact négatif de Bitcoin". Des déclarations et recherches plus récentes qui démontrent exactement le contraire — que Bitcoin pourrait avoir une influence positive sur le climat — sont délibérément ignorées selon les critiques du plan.
Le dernier argument
L’argument selon lequel Bitcoin serait nuisible au climat semble être le dernier argument des opposants à Bitcoin à Bruxelles. Ils s’accrochent à cet ultime espoir et misent toutes leurs cartes sur lui. Comme cela a été clair lors des négociations MiCA, il existe un mouvement idéologique partiellement contre Bitcoin, surtout chez les Verts et à gauche.
Surtout parce que, sur la base des résultats prévisibles attendus de l’étude, ils souhaitent travailler sur des « futures mesures législatives concernant la régulation des crypto‑actifs », comme indiqué plus loin dans l’appel. À quoi ressemblera exactement cette régulation à l’avenir n’est pas connu. Cependant, les dommages potentiels peuvent être énormes.
Des mesures anti-Bitcoin mettent MiCA en danger
Il se pourrait donc que Bitcoin soit exclu par rapport à l’éther et à d’autres actifs. L’UE pourrait par exemple interdire le minage de Bitcoin, imposer une taxe environnementale sur les transactions BTC ou obliger les entreprises telles que les bourses à proposer uniquement du Bitcoin produit de manière verte pour le commerce ou à l’utiliser pour des prestations.
Quoi qu’il en soit réellement mis en œuvre, une chose est certaine : les progrès réalisés ces derniers mois dans le domaine de la réglementation MiCA et le renforcement associés de l’Europe comme place de rattachement pour les entreprises seraient sapés en cas de mesures anti-Bitcoin. La sécurité réglementaire n’a de sens que si l’on peut utiliser économiquement la principale cryptomonnaie.