Un agent du FBI arrêté après le vol présumé de 1 million de dollars en cryptomonnaies
Cette affaire met en lumière le risque posé par les initiés dans les saisies, les enquêtes et la custody de crypto, alors même que le FBI renforce ses outils d’analyse blockchain et de sécurité.

À retenir
- Un agent superviseur du FBI à Washington a été arrêté et inculpé pour avoir volé plus de 1 million de dollars en crypto.
- Selon l’acte d’accusation, Patrick Steven Yarmoch aurait récupéré des clés crypto depuis les systèmes du FBI et orchestré jusqu’à douze transferts à son profit.
- Cette affaire rappelle que les initiés peuvent aussi représenter un risque lors des saisies, des enquêtes et de la custody de crypto.
Un agent superviseur du FBI basé au siège de Washington a été arrêté puis inculpé devant un tribunal fédéral pour le vol présumé de plus de 1 million de dollars, soit 0,9 million d’euros, en crypto. D’après l’acte d’accusation, Patrick Steven Yarmoch aurait extrait des clés crypto des systèmes du FBI, ce qui lui aurait permis d’effectuer jusqu’à une douzaine de transferts vers ses propres comptes à partir de wallets liés à des ressortissants étrangers.
Ce que l’acte d’accusation affirme
Yarmoch travaillait au sein de la division du renseignement et du contre-espionnage au siège du FBI et disposait d’une habilitation de sécurité top secret. Les documents judiciaires indiquent qu’il s’est ensuite confié à des collègues, en leur expliquant comment il avait mis la main sur les clés. Selon le dépôt, il a d’abord été suspendu pendant quelques jours, avant d’être licencié puis arrêté le 31 juillet.
Au-delà du montant supposé du vol, c’est surtout le profil du suspect qui retient l’attention. Yarmoch occupait le poste de supervisory special agent au sein de la division du contre-espionnage et de l’espionnage à Washington. Il avait auparavant travaillé plusieurs années à Boston dans une unité de sécurité nationale chargée d’enquêter sur la même nation hostile non nommée.
Pourquoi cela compte
Pour le marché des cryptomonnaies, cette affaire rappelle que le risque ne vient pas uniquement des hackers extérieurs. Les initiés peuvent aussi poser problème au moment des saisies, des enquêtes et de la custody de crypto. Ces dernières années, le FBI a d’ailleurs renforcé ses moyens sur les actifs numériques, notamment avec sa propre Virtual Assets Unit, qui appuie l’analyse blockchain et la formation liée aux saisies.
Cette affaire s’inscrit aussi dans une vague plus large d’enquêtes fédérales sur la fraude et les vols liés à la crypto. Dans des dossiers précédents, le FBI est déjà intervenu contre la cryptocriminalité à grande échelle, notamment les hacks, les mixers et l’usage abusif de wallets de saisie, ce qui accentue la pression sur les autorités pour mieux sécuriser l’accès à la crypto.
Elle reflète enfin une évolution plus large du secteur : une part importante des pertes provient désormais de clés volées et d’erreurs opérationnelles, et non plus seulement de failles de code classiques. Dans notre couverture sur les clés privées, nous avions déjà montré que la gestion des clés reste l’un des principaux points faibles de la sécurité crypto.