Les États-Unis et l’Iran s’accordent sur une feuille de route de 60 jours, les marchés s’ouvrent lundi
Les négociations débouchent sur une feuille de route de 60 jours, avec des accords sur la sécurité et la navigation. Cela pourrait apaiser les marchés lundi, mais l’accord reste fragile.

À retenir
- Les États-Unis et l’Iran ont conclu en Suisse une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours.
- L’accord comprend un comité de haut niveau, des groupes de travail et un canal de communication pour la sécurité dans le détroit d’Ormuz.
- Cette évolution pourrait faire baisser les prix du pétrole et soutenir le sentiment de marché, y compris la crypto, tandis que la Réserve fédérale reste un facteur clé.
Le premier cycle de négociations de haut niveau entre les États-Unis et l’Iran s’est achevé lundi en Suisse sur une confirmation importante : une feuille de route vers un accord définitif sous 60 jours est désormais en place. Cette évolution, consignée dans le Islamabad Memorandum of Understanding, apporte de la clarté après les inquiétudes liées à une possible escalade qui aurait pu peser fortement sur les marchés lundi.
Progrès diplomatiques et mécanismes de sécurité
La déclaration commune des médiateurs qataris et pakistanais souligne la création d’un comité de haut niveau chargé d’assurer une supervision politique. Des groupes de travail ont également été mis en place pour traiter du nucléaire, des sanctions et du règlement des différends. Un élément crucial est le canal de communication destiné à prévenir les incidents et à garantir le passage sûr de la navigation dans le détroit d’Ormuz. Ce détroit constitue un maillon vital de l’approvisionnement mondial en pétrole, avec environ 20% du pétrole mondial qui y transite chaque jour. La mise en place d’une cellule de désescalade entre les États-Unis, l’Iran et le Liban doit mettre fin aux opérations militaires dans cette région.
Impact sur les marchés et les risques
La confirmation de ces mécanismes atténue les inquiétudes les plus vives qui auraient pu dominer les marchés lundi. Lorsque le mémorandum a été annoncé le 14 juin, les prix du pétrole ont chuté de plus de 12% et le Dow Jones a atteint un niveau record. L’attente est qu’un cadre crédible et institutionnel autour du détroit d’Ormuz puisse offrir un nouveau répit aux prix du pétrole. Cela pourrait, à son tour, soutenir les marchés actions grâce à des coûts de l’énergie plus faibles, susceptibles de modérer les anticipations d’inflation et d’améliorer les perspectives de bénéfices.
Le marché des cryptomonnaies suit lui aussi de près le sentiment général. Bitcoin, qui réagit fortement aux tensions géopolitiques, est resté autour de 64 200 $ (56 000 €) avant l’ouverture. La Réserve fédérale demeure toutefois un facteur majeur ; son récent resserrement a effacé les gains précédents sur les actions et la crypto. La situation au Liban, où la cellule de désescalade est active, est considérée comme un test décisif de l’accord. Toute escalade dans cette zone pourrait rapidement entraîner une attitude d’aversion au risque chez les investisseurs, avec des conséquences pour l’ensemble des classes d’actifs.
Pertinence pour les investisseurs européens en crypto
Pour les investisseurs européens en crypto, cette évolution diplomatique peut être pertinente, car les tensions géopolitiques influencent généralement le sentiment de risque et, par conséquent, la volatilité des devises numériques. Une situation plus stable au Moyen-Orient pourrait renforcer temporairement la confiance dans des actifs plus risqués comme Bitcoin. Dans le même temps, la politique monétaire de la Réserve fédérale reste un facteur déterminant de la dynamique des marchés à l’échelle mondiale, y compris en Europe.