Le ministère fédéral allemand de la Justice souhaite ancrer les crypto-actifs dans le droit civil
Les transferts cryptographiques pourraient être réglementés à l'avenir au moyen du Code civil allemand (BGB).

Les transferts cryptographiques pourraient être réglementés à l'avenir au moyen du Code civil allemand (BGB). Le ministère de la Justice étudie actuellement une proposition correspondante.
Réglementation des cryptomonnaies dans le Code civil allemand
Le Code civil allemand (BGB) est une pierre angulaire de l’ordre juridique allemand. Il régit notamment le transfert de droits et de biens entre personnes et pourrait à l’avenir inclure les crypto-actifs. Comme l’a confirmé un porte‑parole du Ministère fédéral de la Justice (BMJ), l’autorité examine actuellement « comment le cadre légal pour le transfert civil des crypto-actifs peut être amélioré » dans le cadre de la Loi sur le financement futur.
Moritz Schildt de Bundesblock salue l’élan du ministère. Au nom de la Blockchain Association, il a participé à plusieurs forums de discussion du ministère. « En général, il s’agit de créer une base juridique dans le droit civil en Allemagne pour transférer les crypto-actifs de manière juridiquement sûre. L’Allemagne pourrait jouer le rôle de pionnier à cet égard. » « À ma connaissance, aucun autre pays ne traite ces questions en droit civil », déclare Schildt.
La réglementation se matérialisera vraisemblablement dans 18 à 24 mois
Mais il faudra probablement patienter avant l’apparition des premiers paragraphes relatifs aux crypto-actifs. « 18 à 24 mois », estime Schildt. De plus, il n’est pas encore clair si une ordonnance est nécessaire. Nous nous trouvons dans une « nouvelle zone législative » ici.
Le BMJ a déjà présenté quelques propositions concrètes. Ainsi, il a proposé un registre central dans lequel les transactions blockchain seraient à nouveau documentées légalement. Les associations cryptographiques ont toutefois rejeté cette proposition. La supervision étatique des « chaînes de blocs fiables » n’a pas été bien accueillie. En fin de compte, les utilisateurs devront décider quelle blockchain ils font confiance pour leurs transactions, selon Schildt. L’État ne doit pas s’en mêler.
Dans l’ensemble, la République fédérale cherche depuis longtemps à obtenir davantage de cadre réglementaire pour le Bitcoin et d’autres crypto-actifs. Par exemple avec l’agrément de garde de crypto-actifs. Cela a établi des règles pour les prestataires qui conservent des cryptomonnaies pour le compte de clients. Cette autorisation aurait également inspiré le récent règlement règlement MiCA. Dans l’objectif d’enraciner les crypto-actifs dans le Code civil allemand, de nouvelles normes pourraient également être établies, selon Schildt.