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La politique numérique de l'UE comprend des objectifs liés à la blockchain

Dans le cadre du programme politique numérique jusqu’en 2030, le Parlement européen met l’accent sur la technologie blockchain en parallèle de la numérisation croissante.

La politique numérique de l'UE comprend des objectifs liés à la blockchain

Dans le cadre du programme politique numérique jusqu’en 2030, le Parlement européen se concentre, en parallèle de l’accroissement de la numérisation, sur la technologie blockchain.

Avec le « Programme politique 2030 : en route vers la décennie numérique », le Parlement européen (PE) cherche à soutenir les entreprises et les administrations dans leur transition numérique. Les initiatives existantes autour de la blockchain devraient également recevoir une aide pour la construction de « services publics fondés sur la blockchain ». L’objectif est de réaliser avec succès les objectifs numériques européens d’ici 2030. La blockchain y prend une place centrale.

Compétitivité assurée ?

Il est clair que la politique prend du temps. Le plan pour la « décennie numérique » existe depuis mars 2021, lorsque le Parlement européen a fixé ses « objectifs d’autonomisation des citoyens et des entreprises par la transformation numérique » d’ici la fin de la décennie à cette époque. Aujourd’hui, le PE a, lors d’une session plénière, décidé de citer les premières idées de mise en œuvre. Le Dr Stefan Berger, député européen, partage son avis:

“Je trouve juste et tardif que les objectifs politiques numériques communs de l’Union européenne soient mentionnés ici pour la première fois et que des stratégies de mise en œuvre soient énumérées.”

Dr. Stefan Berger

Le fait que la « promotion d’une infrastructure européenne de données basée sur la blockchain » soit explicitée dans le programme est un signal positif pour l’industrie et doit « aussi assurer à l’avenir la compétitivité de notre continent », selon Berger. Reste à voir si les entreprises de la blockchain partagent ce point de vue. Le Parlement européen a suscité quelques mois plus tôt peu d’applaudissements avec des propositions réglementaires telles que la MiCA ou le controversé règlement TFR.

Digitalisation avec retard

Dans le cadre des propositions, la digitalisation en Europe doit également être stimulée. Le programme vise en principe à encourager les États membres à aligner leurs feuilles de route nationales de manière à ce que les investissements concernés contribuent à la réalisation des objectifs numériques communs. Berger évoque des intentions concrètes :

« Ces objectifs incluent la construction d’infrastructures numériques résilientes, le développement d’une production européenne de semi-conducteurs écologiquement durable, la numérisation des services publics et l’atteinte d’un équilibre entre les genres dans la main-d’œuvre numérique. »

Le fait que la « digitalisation des services publics » doive être achevée au cours de la « décennie numérique » révèle une capacité bureaucratique limitée. Particulièrement en Allemagne, les services publics ne sont pas totalement numérisés. La comparaison est saisissante avec la Corée du Sud, où le gouvernement prévoit un système d’identification basé sur la blockchain pour ses citoyens. Les identités numériques ne seraient plus conservées sous forme de cartes plastiques, mais comme une application sur smartphone. Si des développements similaires se produiront en Europe d’ici 2030 reste incertain.


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