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La CFTC veut soumettre les event contracts aux règles sur les swaps

Le régulateur américain veut clarifier que les marchés de prédictions et les event contracts relèvent des règles fédérales sur les swaps. Kalshi et des États comme l’Arizona, le Connecticut et l’Illinois s’opposent à cette position devant les tribunaux.

La CFTC veut soumettre les event contracts aux règles sur les swaps

À retenir

  • La CFTC américaine veut soumettre certains event contracts aux règles sur les swaps afin de clarifier sa surveillance des marchés de prédictions.
  • Le régulateur affirme aussi vouloir tracer une frontière entre ces contrats et les jeux de hasard de type casino.
  • Kalshi et la CFTC cherchent davantage de clarté sur une surveillance fédérale exclusive, tandis que des États comme l’Arizona, le Connecticut et l’Illinois s’y opposent.

La CFTC américaine CFTC veut soumettre certains event contracts aux règles sur les swaps, alors que le bras de fer juridique autour des marchés de prédictions s’intensifie. Le régulateur veut ainsi préciser plus clairement que ces contrats relèvent de sa surveillance, et non de celle des États ou d’autres parties.

Une initiative rapide du régulateur

Les propositions avaient déjà été envoyées à la Maison Blanche pour examen il y a moins de deux semaines. Cela témoigne d’un processus particulièrement rapide. Selon la CFTC, cette clarté est nécessaire pour répondre aux critiques qui estiment que les marchés de prédictions relèvent de son domaine exclusif.

Le régulateur semble aussi vouloir tracer une frontière entre ce marché et le simple jeu d’argent. Dans le raisonnement de la CFTC, les jeux de hasard de type casino n’entrent pas dans son champ de compétences, tandis que certains event contracts devraient, eux, relever de sa surveillance.

Kalshi veut un seul régulateur

Des entreprises comme Kalshi ont elles aussi intérêt à davantage de clarté. Elles cherchent précisément à présenter la CFTC comme leur seul régulateur, afin de réduire la place laissée à des règles contradictoires entre les instances fédérales et locales.

L’enjeu a pris de l’ampleur avec la série de démarches juridiques engagées par la CFTC cette année. En février 2026, le régulateur a déposé un mémoire amicus devant la Cour d’appel du neuvième circuit afin de souligner sa compétence exclusive sur ces marchés. En avril, des actions en justice ont suivi contre l’Arizona, le Connecticut et l’Illinois, après que ces États ont tenté de réglementer ou de restreindre les event contracts. Le conflit plus large autour des contrats sportifs de Kalshi montre aussi à quel point la justice américaine est désormais divisée sur la question de savoir qui peut réglementer ces marchés.

Un vide politique à la CFTC

Le calendrier coïncide aussi avec une situation inhabituelle au sein même du régulateur. Le commissaire de la CFTC, Selig, est actuellement le seul commissaire dans une commission qui compte normalement cinq membres, ce qui lui permet de définir la politique de manière autonome.

Le président Donald Trump n’a, jusqu’à présent, nommé aucun membre supplémentaire. Une situation similaire existe aussi à la SEC, où le conseil de cinq membres ne compte actuellement que deux membres. Cela s’inscrit dans une volonté plus large de l’administration Trump de limiter le nombre de démocrates au sein des régulateurs.


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